La
facilité de caisse
La facilité
de caisse est une autorisation de faire fonctionner un compte bancaire
en position débitrice. Le montant maximal de ce débit
doit être impérativement négocié et formellement
confirmé. Mettre son banquier au pied du mur peut s’avérer
un jeu dangereux.
Compte tenu des contraintes imposées par la jurisprudence
qui veut qu’un dépassement de l’accord négocié
(même exceptionnel), est réputé acquis dans
le temps s’il n’est pas dénoncé par écrit
par la banque. Le risque de rejet d’un moyen de paiement est
de plus en plus important, en cas de non respect des accords.
Chaque dossier
est particulier et il est donc difficile de donner une règle
de calcul du maximum acceptable. On peut cependant penser que 15
jours de CA dans le cas d’une petite PME peut être un
minimum de négociation.
L'escompte de traites
L’escompte
de traites est probablement un des plus anciens concours financiers.
Une traite était à l’origine l’ordre donné
par un créancier à son débiteur de payer à
une date convenue la dette à une tierce personne. Trois entreprises
différentes intervenaient donc et le banquier escompteur
pouvait en cas de non remboursement de son avance agir contre les
trois en même temps.
Aujourd’hui on devrait en fait parler de billets à
ordre ( un débiteur s’engage à payer son créancier
à une date donnée) , très rare étant
les traites avec trois intervenants (voire plus puisqu’une
traite peut être endossée).
L’escompte
connaît toujours un grand succès. Cependant, par définition,
il nécessite la remise de la traite à la banque.
Cette dernière acceptera une traite soit créée
par le débiteur, soit acceptée par ce dernier. Les
délais d’envoi ou d’acceptation peuvent être
plus ou moins longs et donc pénaliser l’entreprise
ayant besoin de trésorerie. C’est une des raisons ayant
conduit à la mise en place de « la loi Dailly »
La loi Dailly
La loi Dailly
(du nom du sénateur l’ayant présentée),
fixe les règles permettant à un établissement
financier de se faire payer directement par un créancier
une facture dont il a préalablement avancé les fonds
à son client. Dans les faits, les banques encaissent rarement
les fonds auprès des créanciers (c’est une gestion
au quotidien très lourde) et, le plus souvent, elles laissent
leur client se faire régler. Mais alors, la vérification
des encaissements avec les factures mobilisées et le pointage
en découlant sont fastidieuses, et cette formule nécessite
une importante confiance entre banquier et client.
Dans ce cas,
on peut alors parler d’une «mobilisation de créances»
ou, de manière plus simple «d’escompte de factures»,
voire même parfois d’une facilité de caisse «garantie»
par le dépôt de factures.
Si, pendant quelques années, ce type de concours a connu
un certain succès, il est actuellement en régression,
les banques préférant de plus en plus présenter
leur client à leur filiale d’affacturage.
Le crédit de campagne
Le crédit
de campagne est un concours spécifique accordé à
des entreprises dont l’activité est saisonnière.
Il consiste à avancer des fonds pendant la période
de production, jusqu’à l’encaissement des recettes
(producteurs agro-alimentaires, fabrication de jouets…)
Le coût
de ces concours est variable et peut évoluer de manière
importante d’un établissement à l’autre.
L’habitude de travailler à partir du taux de base bancaire
est bien ancrée pour l’étude de dossiers de
PME alors que ce taux est resté inchangé pendant plusieurs
années. Il a baissé en juillet 99 mais de peu (en
moyenne taux actuel selon les banques 6% au lieu de 6,55 % précédemment).
En fait, ce type de concours devrait être basé sur
les taux d’échanges entre banque à court terme
qui sont de près de 3 % moins chers.
Pour simplifier, disons qu’un concours bancaire de trésorerie,
en l’absence de risques particuliers, devrait se situer selon
l’importance du mouvement confié dans une fourchette
de 4,5% à 6,5%.
A ce taux d’intérêt, viennent ensuite se rajouter
des frais divers (tenue de compte, commission de plus fort découvert…)
et l’incidence des dates de valeurs (date réelle d’imputation
d’une écriture par rapport à la date de débit
ou de crédit: anticipée pour un débit, retardée
pour un crédit).
La mise en concurrence
est indispensable.
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