Foire
aux questions
Lisez ces
questions et réponses soigneusement. Elles vous feront profiter
des conseils des meilleurs spécialistes de l'immobilier pour
réussir votre projet.
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1 - Quelle différence y a-t-il entre
un prêt à taux fixe et un prêt à taux
révisable ?
2
- Qu'appelle t- on un prêt modulable ?
3
- Quel est le montant maximum des mensualités que peuvent
accepter les banques ?
4
- Quels sont les éléments que prennent en compte les
banques dans le calcul du revenu ?
5
- Quels sont les éléments qui vont être pris
en compte par les banques pour apprécier mon dossier ? comment
savoir si mon dossier est bon ?
6
- Quel est le montant minimum d'apport personnel que demandent les
banques ? sur quelles bases est-il calculé ?
7
- Comment est calculé le montant de mon apport personnel
?
8
- Que se passe t-il si je n'ai pas d'apport personnel ?
9
- Comment est déterminé le taux d'intérêt
qu'appliquent les banques ?
10
- Quelles sont les charges prises en comptes dans le calcul de mon
endettement ?
11
- Est ce que j'ai droit au prêt à 0 % ?
12
- A combien se montent les frais de notaire ?
13
- Combien puis-je emprunter ?
14
- Combien de temps faut-il pour obtenir un crédit et que
les fonds soient versés ?
15
- Qu'appelle-t-on une offre de prêt ?
16
- Comment se monte un crédit relais ?
17
- Y a-t-il des conditions rédhibitoires pour l'acceptation
d'un dossier ?
18
- Si une banque refuse mon dossier, une autre banque a t-elle des
chances de dire oui ?
19
- Si je ne peux plus payer une ou plusieurs mensualités que
va-t-il se passer ?
20
- Une fois mon dossier accepté, la banque peut-elle se rétracter
au dernier moment ?
21
- Si j'emprunte aujourd'hui pour acheter un bien, et que je décide
de déménager dans quelques années, cela sera-t-il
possible ?
22
- Qu'appelle t'on un primo accédant, quelles en sont les
spécificités ?
23
- Je travaille dans une petite entreprise, est-ce que cela est un
désavantage ?
24
- Je suis en découvert de temps en temps, aujourd'hui je
souhaite un crédit immobilier est ce que cela va gêner
mon banquier ?
25
- Quelle est la durée moyenne des prêts, quelle est
la durée maximum des prêts ? Que me recommandez vous
comme durée raisonnable ?
26
- Pendant ma période de réflexion de 10 jours, je
change d'avis, est-ce que c'est possible ?
27
- Quelles sont les clauses les plus importantes à analyser
dans un contrat de prêt ?
28
- Les banques font-elles expertiser les biens financés ?
29
- Si je finance ma résidence principale avec un Prêt
à Taux Zéro puis je décider plus tard de mettre
ce bien en location ?
Voici les réponses :
1 - Un prêt
à taux fixe est un prêt dont le taux est fixé
dès l'origine et reste constant pendant toute la durée
du prêt.
Un prêt
à taux révisable suit l'évolution de l'indicateur
financier sur lequel il est indexé (à la hausse comme
à la baisse). Le prêt à taux révisable
est légèrement moins cher en taux de départ,
en revanche le risque existe que les taux montent et que le taux
plafond devienne supérieur au prêt à taux fixe
On parle de
prêt capé, lorsque les variations sont limitées
à la hausse comme à la baisse.
Exemple de conditions
actuelles (sur 15 ans) :
• Taux fixe : 4,55 % sur 15 ans
• Taux révisable avec limitation (capé) : 3,65
% plus ou moins 2 %
• Taux révisable sans limitation (non capé)
: 3,30 %
Dans ces exemples les mensualités du prêt à
taux fixe seront constantes pendant 15 ans (taux 4,55 % + assurance).
Les mensualités appliquées au prêt à
taux révisable seront revues chaque trimestre en appliquant
l'indice de référence plus une marge, le taux d'intérêt
pourra être limité à 5,65 % (prêt capé),
ou au contraire ne pas être limité (prêt non
capé).
Dans certains cas, une augmentation de l'indicateur financier peut
se répercuter à la fois sur le taux d'intérêt
qui augmente dans certaines limites et sur la durée du prêt
qui se trouve allongée de 1 à 7 ans.
L'indicateur
financier utilisé est un taux défini par les marchés
financiers, en général l' Euribor. Les taux peuvent
être révisés :
• tous les trimestres (Banque Woolwich, CDE La Hénin,
UCB),
• tous les semestres (Crédit Immobilier de France),
• tous les ans (Crédit Foncier de France, Crédit
Mutuel, Crédit Agricole, Crédit Lyonnais, La poste...)
et jusqu'à deux ans (BNP).
2
- C'est un prêt dont le taux reste fixe mais dont
les mensualités peuvent être :
• suspendues pendant une période allant de 6 mois à
deux ans, et les mensualités reprennent à l'issue
de la période d'interruption en rallongeant la durée
initiale du prêt d'autant.
• augmentées (de 20 % à 30 % en général)
de façon à raccourcir la durée du prêt.
Ce type de prêt est recommandé, car il offre une grande
souplesse en matière de remboursement : en cas de difficultés
ou d'autres projets, il sera possible de suspendre le remboursement,
en cas de revenu supplémentaire il sera possible d'accélérer
le remboursement et donc de réduire le coût total du
prêt.
3
- Les mensualités maximum généralement
admises se montent à 33 % du revenu net annuel (tel qu'il
apparaît sur la dernière déclaration d'impôt
annuelle) divisé par douze. Ce qui signifie que vos revenus
mensuels doivent être trois fois plus élevés
que vos mensualités.
Le taux d'endettement
accepté est fonction :
• du niveau de revenu,
• de la composition de la famille, (revenu résiduel
par personne après le paiement des charges de prêt)
• de la durée du prêt (plus le prêt est
court, plus le taux d'endettement élevé est accepté,
car il sera toujours possible en cas de difficultés de rallonger
la durée du prêt). Ceci est particulièrement
valable pour les prêts dont la durée initiale est inférieure
ou égale à 8 ans.
• de la nature des revenus (ne seront généralement
pas pris en compte les allocations familiales, l'aide personnalisée
au logement, sauf pour certains prêts réglementés
exemple : le PAS, la pension alimentaire)
Dans le cas de certains prêts réglementés (1%
patronal ou caisse de retraite) le fait de dépasser le seuil
de 33 %, (même de très peu) peut être un obstacle
à l'obtention du prêt.
4
- Les banques vont utiliser le critère de pérennité,
elles vont essayer de déterminer si ce revenu est ponctuel
sur une année ou s'il a des chances de se maintenir dans
le temps. Ainsi les banques additionneront tous les revenus qui
ont un réel caractère de pérennité,
en général :
• le salaire fixe,
• les loyers perçus,
• les bénéfices (activité non salariée).
En ce qui concerne les revenus variables (commissions, dividendes,
remboursement de frais), ils sont donc à pondérer
en fonction de l'ancienneté dans la profession et en fonction
de la part qu'ils représentent par rapport au revenu fixe.
Prenons l'exemple d'un VRP qui a 5 ans d'ancienneté, avec
un revenu annuel de 38.000 euros dont 23.000 euros de variables.
La banque acceptera de prendre en compte la totalité de son
revenu.
Prenons l'exemple d'un commercial débutant qui gagne 1.070
euros par mois de fixe et 15 % de commissions liées à
ses résultats. Compte tenu de la faible durée d'historique,
la banque ne retiendra que la partie fixe des revenus dans le calcul
de l'endettement. (En revanche il est par contre tout à fait
possible que, dans cet exemple, le commercial débutant ait
droit au prêt 0%, qui prend en compte les revenus de l'année
n-1).
On notera que
les pensions alimentaires ne sont, en général, pas
prises en compte dans le revenu compte tenu de leur caractère
aléatoire (risque de non-paiement). En tout état de
cause la pension alimentaire reçue ne doit pas être
un élément déterminant dans le calcul du ratio
d'endettement.
5
- De nombreux éléments vont entrer en compte,
mais certains éléments sont toujours importants :
• stabilité et ancienneté professionnelle pour
les salariés,
• capacité d'épargne prouvée (exemple
: présence d'un PEL, capacité à épargner
environ 300 euros par mois depuis 3 ou 4 ans),
• comparaison entre ce qui est payé chaque mois avant
le prêt (loyer plus épargne) et ce qui sera payé
une fois le prêt mis en place (mensualités de remboursement),
• montant de l'apport personnel, même si la limite minimum
est de 10 %, les banques préféreront un pourcentage
de 25 voire 30 %,
• taux d'endettement, qui ne doit pas dépasser 33 %,
• qualité du projet, les banques attacheront une certaine
importance à la qualité du logement (construction,
localisation géographique).
Pour les salariés, les banques demandent au minimum un Contrat
à Durée Indéterminée (CDI) même
si des exceptions peuvent être faites, par exemple pour certaines
personnes qui ont choisi depuis longtemps de travailler en intérim.
6
- Dans le cadre de l'acquisition d'une première
résidence principale les banques demanderont généralement
10 % d'apport personnel en plus des frais divers (frais de notaire,
garanties : hypothèques, caution). Les frais d'agences sont
considérés comme faisant partie intégrante
du prix de vente.
Par exemple,
un appartement acheté 75.000 euros plus 5000 euros de frais
d'agence, pourra faire l'objet d'un prêt de 80.000 euros moins
10 % soit 72.000 euros. L'apport personnel doit se monter au minimum
à 8.000 euros plus les frais de notaire et de garanties.
Dans le cas
d'investissement locatif ou de prêt travaux, la banque pourra
accepter de financer l'intégralité de l'opération.
7
- L'apport personnel réel au sens propre du terme
est constitué de l'épargne existante (comptes en banque,
Sicav, actions, soldes des CEL, PEL, CODEVI).
Au niveau réglementaire,
sont considérés également comme de l'apport
les prêts suivants : le prêt employeur, le prêt
d'épargne logement, une partie du prêt à 0 %,
les prêts départementaux, etc.
On notera qu'au
niveau de l'octroi du crédit les banques restent libres d'apprécier
leur risque et n'accepteront pas, sauf cas particuliers, de financer
globalement (tous prêts confondus) 100 % de la valeur du bien.
8
- Avant d'étudier cette question importante en
détail, nous pouvons vous rassurer tout de suite : de manière
générale, le fait de ne pas avoir d'apport personnel
n'est pas pour les banques un critère bloquant dans la mise
en place d'un crédit.
Les chiffres
sont éloquents à ce sujet. On estime qu'à l'heure
actuelle, 1/3 des crédits sont octroyés sans apport
personnel et/ou sans épargne préalable. Ceci est notamment
dû au fait que la conjoncture économique globale est
bonne : baisse du chômage, bonne croissance, bonne tenue du
marché immobilier.
Sur un plan
plus précis, il peut y avoir quatre raisons pour que vous
ne disposiez pas d'apport personnel :
• vous n'avez pas d'épargne disponible car vous
n'avez pas constitué d'économies,
• vous souhaitez conserver vos placements actuels compte
tenu de la rémunération qu'ils génèrent,
• vous souhaitez bénéficier au maximum des
réductions d'impôts, (loi de Robien, loi Pons).
• vous financez des travaux.
Vous n'avez pas d'épargne disponible
Si vous êtes
jeune et que vous n'avez pas épargné, votre situation
est compréhensible. Dans ce cas, les banques pourront anticiper
sur le futur et prendre en compte votre évolution professionnelle.
Ceci sera d'autant plus vrai que le montant des mensualités
sera plus ou moins égal au montant des loyers que vous versez
déjà. Le cas échéant, un versement d'épargne
sur un PEL depuis quelques mois ou quelques années pourra
être additionné au montant du loyer payé actuellement
pour déterminer la mensualité acceptable du prêt.
Les banques auront alors une raison supplémentaire de considérer
votre dossier de manière positive.
Si des évènements
familiaux particuliers (divorce, veuvage, maladie) expliquent le
manque d'épargne les banques pourront en tenir compte dans
leur analyse. En règle générale, elles ne vous
en tiendront pas rigueur dans l'analyse du dossier et s'attacheront
plus particulièrement à la pérennité
des revenus (sécurité d'emploi, ancienneté
professionnelle…).
Si votre train
de vie en terme de dépenses ne vous a pas permis de constituer
une épargne et que vous êtes visiblement habitué
à faire des dépenses importantes, les banques seront
plus critiques sur votre dossier et feront en tout état de
cause moins d'efforts sur les conditions proposées.
Il est important
de souligner que, si les banques acceptent souvent l'absence d'apport
personnel, elles continuent à demander le paiement par l'emprunteur
des frais de notaires et de garantie. Il vous faudra donc être
en mesure d'effectuer ces paiements.
On rappellera
que pour un logement ancien d'environ 75.000 euros les frais de
notaire se monteront à environ 5.700 euros et les frais de
garantie à environ 1.050 euros. Dans ce cas particulier vous
devrez donc faire un versement de 6.750 euros.
On rappellera
également que, au sens de la législation, le Prêt
Epargne Logement, le prêt à taux zéro, les prêts
sociaux (prêt allocations familiales, caisse de retraite),
le prêt 1 %, sont considérés par les banques
comme de l'apport personnel. En revanche, les mensualités
de ces prêts seront additionnées à votre taux
d'endettement pour évaluer si le prêt peut être
mis en place (en général les mensualités ne
doivent pas excéder 33 % des revenus mensuels).
Enfin, il est
courant de constater que, en cas d'absence d'apport personnel, le
taux proposé par les banques sera plus élevé
de l'ordre de 0,40 % à 0,60 % voire plus.
Vous souhaitez
conserver vos placements actuels
La banque ne
vous en tiendra absolument pas rigueur. C'est bien souvent elle
qui vous conseillera ce type de montage financier. La banque conserve
alors le bénéfice de vos placements et vous continuez
à profiter de leurs rémunérations.
Vous souhaitez
bénéficier au maximum des réductions d'impôts
(loi de Robien, loi Pons).
Les avantages
fiscaux sont très souvent liés à un financement
bancaire à 100 % du projet (déductibilité des
intérêts d'emprunt), et la structure même de
l'opération conduit à ne pas verser d'apport personnel.
Le but recherché par les pouvoirs publics étant de
favoriser ce type d'investissement afin de maintenir un volume d'activité
élevé dans le secteur de la construction ou des biens
neufs.
Vous financez
des travaux
Les banques
vont prendre en compte la valeur de revente du bien objet des travaux
(ou du patrimoine mobilier et immobilier dans son ensemble) et déduire
les capitaux restant dus sur les prêts en cours. En fonction
de ces critères financiers et de la valeur économique
du bien, elles détermineront si le prêt peut être
accordé.
Prenons un exemple.
Valeur estimée du bien : 150.000 euros, prêt immobilier
restant dû : 30.000 euros, les banques considèrent
que votre patrimoine se monte à environ 120.000 euros. Dans
ce cas particulier, pour un prêt travaux de 75.000 euros,
elles considéreront que la valeur du bien après opération
se montera à environ 195.000 euros et que le prêt sollicité
ne posera pas de problème. En effet, le montant du prêt
représente une partie raisonnable de la valeur totale du
bien (ici 40 % environ)
9
- Les banques prennent en compte plusieurs facteurs :
• le coût de refinancement, c'est à dire le prix
auquel elles achètent l'argent sur les marchés financiers,
• les frais de fonctionnement,
• la prime de risque.
A cela s'ajoutera bien entendu la marge bénéficiaire
que les banques souhaitent réaliser.
C'est naturellement
le coût de refinancement qui constitue le coût principal
pour les banques et qui explique pour l'essentiel les évolutions
dans les taux des prêts immobiliers. En général,
le coût de refinancement est de deux nature :
• pour les prêts à taux fixe, l'emprunt à
long terme dont la référence est intitulée
: OAT 10 ans,
• pour les prêts à taux variable, l'emprunt à
court terme dont la référence est intitulée
: Euribor (le plus souvent trois mois ou un an).
Les marges globales ajoutées par les banques à ces
taux d'intérêt sont comprises entre 0,80 % et 1,80
%.
Le fait de disposer
d'un apport personnel élevé (par exemple supérieur
à 25 %) permet aux banques de diminuer leur prime de risque
et donc de proposer un taux plus intéressant
10
- L'ensemble des charges récurrentes : prêt
à la consommation, crédit revolving, prêt voiture,
achats à tempérament. Ces charges seront ajoutées
aux mensualités du prêt immobilier pour déterminer
le taux d'endettement.
Une pension
alimentaire versée étant déjà déduite
du revenu fiscal n'est pas à retenir dans les charges existantes
11
- Vous trouverez le détail des modalités
du prêt à taux zéro dans le guide pratique du
site Creditim.com. Cinq éléments clefs sont à
connaître :
• vous devez respecter un plafond de ressources, ce plafond
est fonction de vos revenus de l'année n-1, soit de l'année
2002,
• votre projet doit concerner (a) votre résidence principale
exclusivement et (b) un logement neuf ou qui nécessite énormément
de travaux (plus de 50% de la valeur du logement),
• le montant total du prêt sera limité selon
la composition du ménage et la localisation du logement,
• le prêt à taux zéro ne peut pas dépasser
20% du prix du logement et 50% des autres prêts accordés,
• toutes les banques sont habilitées à délivrer
des prêts à taux zéro qui viennent en complément
des autres prêts. Ainsi la mise en place sera facilitée.
12
- Vous trouvez le détail du calcul des frais de
notaire dans le guide pratique. N'hésitez pas à vous
y référer. Les frais de notaire couvrent quatre domaines
:
• les honoraires du notaire proprement dits. Ils sont fixés
par un barème officiel et évoluent entre 1,5 % pour
un bien de 75.000 euros (1.125 euros TTC), 1,2 % pour un bien de
150.000 euros (1.800 euros TTC) et se stabilisent autour de 1,1
% de la valeur du bien pour des biens d'une valeur de 300.000 euros
ou plus (3.300 euros TTC).
• les taxes de mutation (départementale et communale)
qui sont proportionnelles à la valeur du bien et se montent
aujourd'hui à environ 4,9 % de la valeur du bien.
• les frais d'actes du notaire (Etat civil, copies authentiques,
dossier) qui varient selon les dossiers et les actes effectués,
mais qui s'échelonnent de 230 euros à 300 euros pour
un dossier de 122.000 euros
• les débours du notaire qui sont des charges que le
notaire doit payer (hypothèque, cadastre, géomètre)
qui là encore varient selon les dossiers mais peuvent atteindre
environ 150 euros.
Pour en savoir plus sur les frais de notaire, cliquez ici (lien
vers calcul de frais notaire)
13
- Il est évidemment difficile de répondre
à cette question de manière précise. Chaque
dossier est un cas particulier. Vous trouverez ici quelques éléments
qui vous donneront la démarche à suivre pour savoir
quel est le montant du prêt que vous pouvez obtenir :
• les mensualités maximum : prenez les revenus de votre
ménage sur les 2 ou 3 dernières années (déclaration
d'impôt), et vous pouvez estimer vos mensualités maximum
à environ 33 % de ces revenus. N'oubliez pas de consulter
la question 8 de ce guide, pour savoir quel revenu prendre en compte.
• la stabilité et le niveau de vos revenus : c'est
un élément clef pour déterminer si les banques
accepteront de vous prêter sur la base d'un taux d'endettement
de 33 %. Si vos revenus sont variables dans le temps et que vous
n'avez pas de garantie sur leur évolution future les banques
seront plus prudentes et le taux d'endettement peut être ramené
à 20 % voire 25 %, si, au contraire, vos revenus sont en
augmentation régulière ou prévisible, vous
pourrez atteindre 40 % d'endettement.
• le montant du prêt : une fois vos mensualités
maximum estimées, vous pouvez utiliser l'assistant financier
pour déterminer le montant du prêt auquel celles-ci
correspondent (utilisez une durée de 15 ans, et le taux d'intérêt
fourni par l'indicateur de taux, pour faire les calculs). En cas
de besoin et sous certaines conditions, vous pourrez porter la durée
du prêt à 20 ans.
• votre apport personnel : le montant de votre apport personnel
est un élément essentiel pour évaluer votre
qualité de crédit, votre capacité à
épargner et bien entendu votre capacité à contribuer
pour au moins 10 % au coût total du projet. Les banques accepteront
d'inclure les frais d'agence dans le prêt qu'elles feront,
en revanche vous devrez payer les frais de notaire et les frais
de garantie.
• les prêts aidés : en fonction de votre niveau
de revenu de nombreux prêts et aides existent qui vont contribuer
largement à réduire le coût total du projet
: prêt à taux zéro, prêt 1 %, prêt
accession sociale. Tous ces prêts et aides obéissent
à des conditions strictes d'attribution qu'il faut connaître.
Votre dossier personnalisé : une fois les calculs faits,
et votre projet engagé, il est bien entendu indispensable
de contacter différentes banques, elles auront des conseils
utiles à vous prodiguer, et les conditions qu'elles vous
feront viendront influer sur le montant que vous pouvez emprunter.
14
- Les différentes étapes seront les suivantes
:
• visite auprès de la banque, n'oubliez pas d'apporter
les justificatifs nécessaires, ces documents sont indispensables
pour que la banque puisse faire une offre qui l'engage juridiquement,
• la réponse de la banque se fait en général
entre 3 et 5 jours, parfois moins,
• vous recevrez par courrier l'offre de prêt en trois
exemplaires,
• vous bénéficiez d'un délai de réflexion
minimum de 10 jours (loi Scrivener), les offres de prêt sont
en général valables 30 jours, (pendant cette période
la banque s'oblige à mettre les fonds à votre disposition
en respectant notamment les conditions de taux indiquées),
• vous retournez par courrier l'offre acceptée à
la banque,
• une date de signature chez le notaire doit alors être
convenue entre vous et votre vendeur, et les fonds sont débloqués
chez le notaire le jour de la signature définitive. Par sa
comptabilité le notaire constate le paiement du bien
15
- C'est un document juridique, défini par le droit
bancaire qui récapitule et qui régit les obligations
du prêteur et de l'emprunteur (montant, taux, durée,
assurance, modalités de remboursement, obligations et interdictions
réciproques). A partir du moment où ces conditions
sont acceptées par les deux parties, l'offre de prêt
se transforme en contrat de prêt.
L'offre de prêt
est une étape absolument obligatoire et préalable
à la mise à disposition des fonds. Elle obéit
à un formalisme très stricte : envoi par la poste,
délai de réflexion minimum de 10 jours (et maximum
de 30 jours), retour par la poste
16
- On utilise comme point de départ la valeur estimée
du bien à vendre (expertise par une agence immobilière),
la banque vous demandera généralement un mandat de
vente accepté par une agence immobilière. Celui-ci
permet à la banque d'avoir un descriptif du bien et de connaître
sa valeur de mise en vente.
Partant du prix de vente escompté et en déduisant
les capitaux restant dus sur les éventuels prêts en
cours, la banque acceptera généralement de vous prêter
entre 60 et 70 % de la valeur nette du bien. La banque met à
votre disposition cette somme qui servira à payer le nouveau
bien.
Deux cas de
figure peuvent se présenter en fonction de vos capacités
de remboursement :
• soit un prêt relais avec paiement mensuel des agios,
c'est à dire que vous paierez mensuellement les remboursement
des intérêts, le capital étant lui remboursé
à la vente du bien ;
• soit un relais " in fine ", c'est à dire
que vous rembourserez le capital majoré des intérêts
à la vente du bien.
En matière de garantie, il sera alors préférable
de passer par une société de caution mutuelle afin
d'éviter les frais d'hypothèque et de main levée
sur le bien en vente.
La banque peut
également vous proposer d'inclure dans le montant du relais,
le rachat des capitaux restant dus sur le bien en vente.
Si vous vendez
un bien de 150.000 euros avec 40.000 euros de capital restant du,
la valeur nette se monte à 110.000 euros, le montant maximum
de crédit relais serait alors de 77.700 euros (70 % de 110.000
euros). La banque pourra dans certains cas accepter de prêter
105.000 euros (70 % de 150.000 euros) qui seront remboursables in
fine à la vente du bien en même temps que le remboursement
du prêt initial
17
- Préalablement à l'octroi de tout prêt,
les banques sont légalement obligées de consulter
l'ensemble des fichiers risques (Banque de France) et ne pourront
pas accorder de prêt si le client potentiel est recensé
dans ces fichiers.
18
- Si la décision négative de la banque
est basée sur des éléments objectifs (endettement
élevé, précarité professionnelle…),
il est peu probable qu'un autre établissement réserve
une suite favorable à la demande. Toutefois, des éléments
subjectifs peuvent entrer en ligne de compte (ancienneté
de clientèle, environnement familial, parents…) et
conduire deux établissements à prendre des décisions
différentes
19
- Contractuellement et en terme juridique trois mensualités
consécutives impayées entraînent la déchéance
du terme. La conséquence immédiate est simple : le
capital restant dû devient immédiatement exigible,
c'est à dire que dans un délai de trente jours, vous
devez régler l'intégralité des sommes dues
à la banque. Légalement, la banque peut alors mettre
le bien en vente (vente sur saisie immobilière).
Toutefois, les
banques comme les sociétés de cautions mutuelles vont,
si possible, privilégier une solution amiable, de façon
à préserver les intérêts des deux parties
(emprunteur et créancier). Il est donc souhaitable de prévenir
la banque en cas de difficultés ponctuelles ou durables de
façon à convenir avec elle des modalités de
régularisation.
Si vous n'êtes
pas certain de pouvoir assurer le paiement régulier des échéances
il est souhaitable de prendre un prêt modulable ou crédit
évolutif qui permettra de reporter le remboursement du capital
de votre prêt pendant une certaine période (de l'ordre
de 3 à 12 mois). Cependant attention, cette facilité
de paiement ne doit absolument pas vous conduire à emprunter
plus que ce que vos moyens financiers vous permettent
20
- Non, si vous acceptez l'offre préalable dans
les délais légaux (10 jours minimum, 30 jours maximum)
la banque ne peut pas revenir sur son offre.
21 - Pour
ne pas se trouver pénalisé financièrement par
ce déménagement trois éléments doivent
être étudiés :
• les pénalités de remboursement anticipées
ne doivent pas être dues en cas de déménagement,
• la possibilité de transférer le capital restant
du prêt actuel sur le nouveau bien,
• le choix d'une garantie sous forme de caution plutôt
que sous forme d'hypothèque dont les frais sont plus élevés
(mise en place et main levée).
22
- C'est le premier achat immobilier effectué par
un emprunteur. Les banques y sont favorables c'est l'occasion pour
elle de s'attacher et de fidéliser de nouveaux clients. Il
s'agit souvent d'opérations financées à 100
%
23
- Non, les banques ne prennent pas ce critère
en compte, l'ancienneté et la stabilité professionnelle
sont des éléments plus importants
24
- Tous les matins, votre chargé de clientèle
étudie un état des comptes débiteurs en dehors
de leurs autorisations. Il est donc préférable de
respecter la limite autorisée, le cas échéant
d'en demander une augmentation, afin de préserver une relation
satisfaisante avec la banque. Chaque dossier de prêt étant
analysé au cas par cas et de manière individuelle
cet aspect jouera dans l'appréciation que la banque fera
de votre dossier.
25
- La durée de départ moyenne des prêts
en France est de 15 ans, la durée réelle oscille entre
10 et 12 ans (revente du bien avec solde du prêt, héritage…).
Pour choisir la durée du prêt, il est important de
garder en tête l'adage suivant :
"Plus c'est
court moins c'est cher, mais il faut pouvoir vivre tous les mois
!"
Dans ce contexte,
le prêt modulable (ou crédit évolutif) permet
de démarrer avec des mensualités faibles sur une longue
période et de les augmenter en fonction de l'évolution
des revenus, réduisant alors la durée et le coût
final du prêt.
La loi oblige
la banque à respecter certains critères d'endettement
et en tout état de cause à ne pas sur endetter son
client et donc à proposer des durées suffisamment
longues, quitte à accepter des remboursements par anticipation
sans pénalité.
26 - Oui,
vous pouvez obtenir plusieurs offres de plusieurs banques et choisir
celle qui vous convient le mieux en matière de taux, de souplesse,
de durée et de services offerts globalement. La durée
de 10 jours est un minimum légal, vous ne pouvez pas accepter
une offre avant ce délai, les conditions des banques restent
valables contractuellement pendant 30 jours (le cachet de la poste
faisant foi).
Si mes revenus
augmentent durant la période de prêt, est ce qu'il
sera possible d'accélérer les remboursements ?
Si vous avez
choisi un prêt modulable (ou crédit évolutif),
cela sera possible, dans le cas contraire cela ne sera pas possible.
Le fait d'accélérer les remboursements viendra limiter
le coût total du crédit puisque la durée et/ou
le montant seront réduits
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- Essentiellement : (a) le taux d'intérêt,
son mode de calcul, les limitations à la hausse (b) les pénalités
de remboursement anticipés, (c) le caractère évolutif
(possibilité de repousser certaines échéances)
(d) l'éventuel transfert d'un bien vers un autre,(e)les assurances
(DIAD, ITT), (f) les garanties.(caution ou hypothèque)
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- Certaines banques le font systématiquement,
d'autres très rarement, ceci concerne environ 2 % du marché
immobilier. En général pour des biens avec des valeurs
très importantes. Le coût d'une expertise est faible
(environ 150 euros), et celle-ci se fait dans un délai de
quelques jours
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- par des raisons professionnelles (mutation) ou familiales
(décès d'un des conjoints, divorce, invalidité
ou chômage supérieur à 1 an).
Deux cas se présentent alors :
• Vous mettez le bien en location sans en racheter un autre
: vous conservez alors le bénéfice du Prêt à
Taux Zéro.
• Vous mettez le bien en location et vous en achetez un nouveau.
Sachant que si vous sollicitez à nouveau un Prêt à
Taux Zéro il vous faudra alors rembourser par anticipation
le solde du précédent.
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